Thursday, December 29, 2011

Jacques Bertin - La Lampe du Tableau de Bord


LA LAMPE DU TABLEAU DE BORD par SERGIOF42
Translated to English here.

La Lampe du Tableau de bord c'est mon étoile du nord je vais très loin
auprès de moi, tu dors ou je suis seul ou tu me parles mais si loin
Je ne sais plus que les Gauloises avec les allumettes et le silence
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit, ma peur
Toutes les filles que j'aimais, tous les amis perdus, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Je fonce dans le noir avec de loin en loin l'appel des phares, les amis.
Mon amour la nuit glisse, il n'y a plus personne sur la route que la pluie.
J'ai oublié la carte, je ne sais jamais les règles du jeu mais qu'importe?
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons.
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit ma peur.
Le pleur des veuves immobiles au coin de leur maison, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Une folle accouru vers moi les bras très blancs, le visage de chien.
Et j'ai vu de grands désespoirs d'enfants qui venaient boire dans mes mains.
Les femmes traquées dans les alcoves se taisent et s'inquiètent.
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons.
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit ma peur.
Dans les phares, j'ai cloué l'appel d'un christ inconnu, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Un matin, nous arriverons, réveilles toi, dans un café glacé, un village désert
Il y'a des sanglots, des rêves sur les prés abandonnés, la vie des gens.
Des enfants qui vont à l'école et l'écharpe nouée des amitiées qui s'envolent.
Je ne sais pas si c'est le jour ou le ciel ou la vie.
Je ne sais pas, il fait grand clair et je m'en vais dormir.
Il ne me reste rien que mon amour tout fatigué tout triste.
Et quelque chose mais si peu un lièvre roux qui courait dans les phares.

Agent Double/ The Breach

Je suis assez perplexe après la vision de ce film (certes pas tout récent). Déjà le sujet du film en lui même me pose problème, un film sur la découverte d'un gars du FBI qui tuyaute les russes depuis des années. Un jeu arriviste va le faire tomber. Aucun suspens vu qu'on connait la fin dès les premières minutes. Aucune technique je dirais non plus vu que le travail musical et de caméra est assez mauvais (pas au point de "Contagion" qui est une catastrophe).
Pire le sujet en lui même est dérangeant, est-ce une accusation? de qui? de l'Amérique pour s'être focaliser sur un espion interne qui a somme toute fait des dégâts limités et ne servait plus à grand chose après la chute du communisme plutôt que sur des terroristes? De l'espion en lui même? Certes des hommes sont morts à cause de lui, certes il a couté des sous mais en même temps le film laisse clairement entendre qu'il avait raison et que c'est l'immobilisme et l'incompétence de ses supérieurs qui l'ont mené à cette extrémité (mais comme le film le dit "la raison importe peu"). Mais quel était l'intérêt du film d'en faire un pervers sexuel et un bigot? réalité des faits? (ah bon?) et puis pervers reste un bien grand mot dans son cas, dérangé probablement. Enfin bref le film danse sur un pieds puis sur l'autre, peut-être le jeune acteur est-il trop mauvais pour faire un héro crédible mais au final on a l'impression d'assister à une erreur. Erreur d'avoir fait ce film, erreur de bureaucratie et on se demande pourquoi un type pareil va croupir toute sa vie en prison.

Tom Clancy - Les Dents du Tigre

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Clancy n'est pas un auteur de génie mais il est agréable à lire, il s'arrange pour que son monde fictif ressemble au nôtre à grand coups de noms de marques connues et d'événements crédibles. Ses personnages sont tous des clichés, des archétypes sans vie. Héros ou vilains. Certes il y a suffisamment de géopolitique pour rajouter un peu de crédibilité, certes il y a un peu de vrai dans tout ça. Mais voilà nous n'avons pas ici la tension et l'action que l'on peut retrouver dans d'autres de ses livres, nous avons au final un bouquin patriotique qui manque un peu le coche. Bouquin de gare quoi, grand public, matériel de film pas trop complexe. Dormez bien bonnes gens.

Friday, December 9, 2011

Jacques Bertin - Menace

Une chanson terrible, à mes yeux, prophétique.

Translated to English here.


Paroles non officielles:

Dans un bureau conditionné peut-être il y'aura eu
une défaillance dans le calcul du compte des denrées
ou une maladie balancée dans la chaîne alimentaire
par un comptable sans pouvoir.

Il suffira d'une avarie presque minime ou que se casse
une extrêmement flexible tige ou un miroir.
Il suffira d'un signe dans le ciel, un oiseau immobile
ou trois fois rien de différent dans l'intime de l'air.

Ce sera vers midi, il se fera un grand silence
et tout de suite on entendra un cri de femme long
comme sortis d'une voiture accidentée dans un décor de pluie.
On vous aura annoncé votre mort à la télévision.

Il sera aussitôt et simplement trop tard,
trop tard pour tout, pour la colère et pour le cri,
trop tard pour la fuite et trop tard pour la révolte,
trop tard pour le dernier bateau et pour la lutte et pour la vie.

La lumière s'éteints partout, les téléphones sonnent.
Il souffle un joli vent vénéneux dans les hôpitaux déserts.
Vous vous trouvez atteints par grappes et vous mourrez.
Une réaction incontrôlable propage un gaz dans le ciel vert.

La misère lève son mufle vous vous jetez sur les routes.
Pour la grande scène de l'exode qui cette fois finira mal.
Il n'y a plus de refuge au bout de la route, plus de route,
plus de sens de la marche, plus de marche à suivre, plus de sens.

Ah vous allez de plus en plus vite certainement
à Lyon ou à New York dans de grand avions impassibles
que lancent depuis des chapelles aseptiques des voies fabriquées.
La misère vous la visitez en club dans des pays exotiques.

Dans les appartements bourgeois qui ont l'allure des scènes de théâtres
où tout passe par le filtre du velours et de la convention.
On manie l'argenterie, le mot d'esprit, le capital,
et le concept et surtout sans jamais presque hausser le ton.

La bourgeoisie régnant papier crépon sur son royaume.
Sûre d'elle-même de sa technologie, de ses oreilles de coton
On ne sait pas trop où l'on va mais qu'importe
quand on accroche sur le rôle on improvise et à dieu vat!

Les mots sont vides que vous récitez. Le théâtre
donne dans les gréements sur le ciel par en haut.
C'est une sorte de bateau fantôme qui a dans ses cales
quelques petits milliards de nègres qui ont peur.

Monde factice. O monde sans raison monde fragile!
O qui vit follement de sa fragilité!
Qui trouve dans sa fuite un certain relatif équilibre
et l'abîme comme un ventre attire les fous qui vont s'y damner.

Monde captif. O monde sans amour monde fragile!
Brave gens qui vous êtes laissez draîner.
Je veux répandre la terreur comme une marée patiente.
Il reste peu de temps pour sauver le monde et vous sauver.

Il reste peu de temps pour la sainte colère.
Je vous vois comme un cheval aux jambes brisées,
les yeux fous, qui cherche à se lever, qui cherche une aide
dans le ciel vide, autour de lui qui tourne et dans sa tête empalée.

Peuple Ah vous ne croyez plus beaucoup à l'amour ni à l'insolence.
Si je dis peuple pourquoi derrière vous vous vous tournez?
Quel est celui que par ce vocable suranné je désigne?
La révolte vous semble affaire de maniaques ou d'enfants gâtés,

mais il y'a comme une sale maladie dans la joie,
comme une crise de confiance en la qualité de l'eau du robinet.
Peut-être que les fruits du coeur sont traités il y'aura toujours un doute.
Tout d'un coup le soupçon s'installe et vous voilà parcouru par la frousse.

Terreur je veux, Terreur je veux répandre,
comme un apport de sang dans l'organisme fatigué.
Guerre sainte partout on vous avait confié des armes
Qu'en avez vous fait? Souvenez-vous, qu'en avez fait?

Dites qu'avez vous fait de la parole qui est une braise ardente?
On la prends à pleine main. On porte le feu.
Dans les terres épuisées, dans les mauvaises blessures,
dans les mauvais sommeils ou sur les yeux des gens qu'on veut aimer.

Je vais porter la guerre dans les journaux chez le vieil humanisme,
las, qui s'avachit dans l'eau stagnante des chroniques et des marais.
Des petits féodaux, le parapet vous n'y passez surtout jamais la tête
On trahit gentiment derrière les sacs du courrier des lecteurs entassés.

Il nous faut des porteur de paroles avec des chenilles d'acier dans la tête
pour conduire dans les vallées ce peuple hagard de jeunes gens.
Dieu les protège et Dieu les guide et Dieu les aime
Ils ont foyé le vieux monde corrompu d'un buisson brûlant.

Parole, pour porter des coups parce qu'il est grand temps, parole.
La vérité, la vérité comme si la vie en dépendait.
Parole, pour ouvrir un territoire avec des blessures fertiles.
O parole! Avant que ne s'avance la saison.

Demain, il y'a un virus fabriqué par hasard.
Des bateaux qui n'arrivent plus.
Une ampoule qui claque à la régie finale.
Une bombe de trop dans le magma central.

Je vous dis qu'il est temps.
Ce monde est dans ce carnet qu'on referme.
D'un geste las et qu'on écrase comme un coeur.
Regardez s'envoler votre dernier bel avion magnifique.

Il s'en va errer dans la banlieue des "pourquoi comment".
Ce monde on l'oubliera dites-vous bien très vite.
Comme dans un éphéméride un chiffre parmi cent.
Ce monde n'est déjà rien de plus qu'un graphisme misérable.

Dans quoi l'oeil et la raison cherchent ce qu'on pouvait y trouver.
Maintenant que le livre se ferme sentez ce vide capital.
Le ciel est désert. La terre bruit de cri désaccordés.
Que se lèvent ici ceux qui ont de l'esprit pionnier dans la tête.
Il va falloir dès ce soir tout recommencer.

Dominique A - L'Horizon


Translated to English here.


«Nous n’irons pas plus loin», te dit le capitaine
Trop d’obstacles aujourd’hui pour gagner l’horizon
Des baleines épuisées gémissent sur la grève
Leur sang couvre des bouches comme autant d’hameçons

Comme autant de collines occultant l’horizon
De crêtes insensibles à l’adagio des plaines
« Je suis vraiment navré », te dit le capitaine
Et tu sens qu’il dit vrai et qu’il a le cœur bon.

Dès lors la bouche vermeille d’une femme au harpon
Qui entre dans tes murs et saigne les baleines
Te fait des mois durant dédaigner l’horizon
Et lorsque tu le croises snober le capitaine.

Quand tu rentres chez toi, tu te dis qu’il fait bon
Le mensonge est partout infiltré dans tes veines
Tant tu aimes goûter au sang de la baleine
Qui déborde des lèvres de la femme au harpon.

Mais un jour sur ta manche tire le capitaine
Les yeux exorbités, il te dit : « Repartons ».
Il est temps de sortir du sommeil des reines
Car nul ne vous attend autant que l’horizon.

C’est Lob Nor qui t’espère, l’Inlandsis qui t’appelle
La Sierra Nevada qui la nuit crie ton nom
Et c’est la Grande Bleue qui rehausse le ciel
Chacun d’eux te réclame et t’offre l’horizon

Mais celui-ci t’échappe, stoppé dans son élan
Par des sommets hargneux, des vallées encaissées,
Des villes au cœur de pierre aux formes insensées
Vois, la barbe te pousse et ton pas se fait lent.

Et tu entends au loin les plaintes des baleines
Qui avant de finir sur la grève ont sans doute
Connu cet horizon dont seul le capitaine
Espère encore pour deux que tu croises la route.

Mais un jour au silence qui monte aux alentours
Comme tes yeux se décollent, tu sais qu’on t’a laissé
Seul avec ton vieux rêve dont l’ombre est un vautour
Qui dessous tes haillons sent la chair s’assécher

Et comme en de lents cercles, il va pour t’entreprendre
Le décor s’aplanit, les courbes se défont
Tout se dégage, oui, sans doute las de t’attendre
C’est lui qui vient à toi ; il est là : l’horizon.

First try of a translation in English:
"We won't go any further" the captain tells you.
Too many obsticles today to reach the horizon
Exhausted whales moan on the strand
Their blood covers mouths like as many hooks

Like as many hills blocking out the horizon
from unsensitive crests to plains adagio
"I'm really sorry" the captain tells you
And you feel he talk true and he has a good heart

Since then the ruby-red mouth of a woman with an harpoon
Who enters inside your walls and bleeds the whales
makes you for month disdain the horizon
and when you meet him, look down on the captain.

When you go home, you tell yourself you feel fine
The lie is everywhere infiltrated in your veins
as you like tasting the blood of the whale so much
that is brimming over the lips of the woman with an harpoon

But one day on your sleeve pulls the captain
Eyes protruding, he tells you: "let's leave".
It's time to get out of the queen's sleep.
Because noone awaits you as much as the horizon.

It's Lop Nur that is hoping for you, The Inlandsis that is calling for you
The Sierra Nevada shouting your name at night
And that's the Big Blue that enhances the sky
Each one of them asking for you and offering you the horizon

But that one escapes you, stopped in its momentum
through aggressive tops, deep valleys
stone hearted cities with extravagant shapes
See, the beard is growing on you and your pace is slowing down

And you hear afar the moans of the whales
who before ending on the strand have probably
known this Horizon about which only the captain
still hopes for both of you that you cross the path

But one day about the silence raising in the vicinity
As your eyes come unstuck, you know that you have been left out
Alone with your old dream whose shadow is a vulture
that under your rags smells the flesh drying up

And as in slow circles, he comes to engage you
the scenery flattens, the curves come apart
Everything frees itself, yes, weary of waiting for you no doubt
it's it coming to you; it is there: the horizon

Wednesday, December 7, 2011

Drive


I usually don't post much about movies, firstly because there are much more crappy ones than good ones and secondly because there is little point in posting about what everyone likes already (or knows about).
However there was a few movies I did like (Crows Zero, 13 Assassins, Super 8,...) I feel like Drive deserves a little post.

First and foremost because it makes me think of Monsters. Not only in the atmosphear of the movie but also because the Title has not much to do with the movie. "Monsters" is not a monster movie and when you see Drive trailer you expect some action car chase movies well it's not. Of course there is a little bit of that (just like in Monsters we do see Monsters once in a while) but it's all about people and atmosphear.

I don't especially like the scenario but it's no big deal, I like the realism of what is conveyed by the movie. One another good point about Drive is the music. It fits.

Wednesday, November 23, 2011

Wednesday, November 16, 2011

Graeme Allwright - Johnny




Tu es parti là-bas sans savoir pourquoi
Je n’crois pas que tu cherchais la gloire
Tu avais peut-être seulement du mal à jouer le jeu
Dans ta petite ville sans histoire
On t’a dit que là-bas la cause était juste
Qu’il fallait vaincre à tout prix
Puis c’est facile de laisser les autres penser pour soi
Alors sans savoir pourquoi tu es parti

Mais c’est bientôt fini Johnny
Vois-tu encor le soleil?
C’est bientôt fini Johnny
Sens-tu venir le sommeil?

Toi qui lisais les bandes dessinées
Et te voyais en surhomme vainqueur
Là-bas dans l’enfer des forêts vertes
Tu as appris à connaître la peur
Tu as appris à manier des armes nouvelles
A brûler des femmes et des enfants
Tu n’aimais pas ça, mais on n’a pas le choix
Et la peur est un maître exigeant

Mais c’est bientôt fini Johnny
Vois-tu encor le soleil?
C’est bientôt fini Johnny
Sens-tu venir le sommeil?

Les soirs de chaleur dans le quartier réservé
Tu dégueulais toute ta bile
Tu creusais le vide du désespoir
Dans tes ébats virils
Mais souvent tu pensais à une après-midi
Où tu l’a vue dans un milk-bar
C’était un peu pour elle que t’avais oublié la bande
Et les cuites du samedi soir

Mais c’est bientôt fini Johnny
Vois-tu encor le soleil?
C’est bientôt fini Johnny
Sens-tu venir le sommeil?

Entends-tu Johnny les avions s’en aller
Ils retournent maintenant à leurs bases
Ils ont tout lâché et leurs bombes sont tombées
Sur toi Johnny et tes camarades
Oui c’est comme ça absurde et cruel
J’crois qu’tu commences à comprendre
Mais c’est un peu tard, oui, un peu tard
Bientôt la nuit va descendre

Maintenant c’est fini Johnny
Tes yeux se ferment déjà
Maintenant c’est fini Johnny
Dans cette terre meurtrie, tu dormiras

Frederick Forsyth - Le Chacal

Petit livre sympathique, assez bien construit qui retranscrit les évènements autour des attentats contre de Gaule. On voit ainsi à quel point ce qu'on croit être une démocratie n'en est pas une mais aussi les rouages d'une chasse à l'homme. Par contre le côté humain est totalement délaissé, Forsyth s'en tient aux faits et aux évènements inventés qui les relient. Ce qui est dommage, aucune psychologie ce qui rends les personnages moins crédibles, limite pantin. A ce niveau ce n'est pas un grand livre, ça reste plus du niveau de la lecture de gare mais on apprécie quand même le cachet années 60.

Pierre Naudin - Cycle d'Ogier d'Argouges 1 & 2

Pas convaincu c'est le moins qu'on puisse dire. Certes l'auteur est documenté sur la période mais j'ai cependant du mal à croire en la retranscription. Non seulement on a l'impression que le monde se limite aux 100 mètres autour du héros mais en plus la plupart des personnages ne sont que des figurants peu recherchés. Le héro lui est plus intéressant vascillant entre le jeune noble pédant et le juste chevalier en devenir il tombe le plus souvent dans le stupre. Car le sexe intéresse grandement l'auteur qui en fait une partie non négligeable du livre. Pour montrer la débauche de l'époque? Où pour choquer celle où il l'a écrit. Car les personnages féminins lesbiennes combattantes victimes de viol inceste ça fait un peu beaucoup pour une seule personne bien qu'aujourd'hui tout cela est d'un banal, rien qu'on n'aie pas déjà vu, entendu, imaginé ou autre. Le problème n'est pas vraiment cette surenchère mais plus le reste qui manque de piquant, de la poussière du passé. Bref de crédibilité.
Dommage je ne continuerai pas le cycle car je n'y vois aucun intéret.

Friday, October 14, 2011

George R.R . Martin - A Dance with Dragons



George R. R. Martin is my favorite author, imho the best fantasy author (at least modern one) he made the genre evolve. He brought the reality into fantasy. I've been waiting like everyone else years for the next installment of this wonderful serie. And I've been disapointed. The style is still strong. The story still gripping, well most of the time at least. I could blame it on Daenarys character whom I have never really liked (except in HBO serie) but even my favorite character's chapters have been a disapointment. Basically I didn't care about two third of the book. I found most stories unimportant, not relevant to the story itself and sometimes downright boring. Worse I somehow felt annoyed about what happens to Tyrion. The character is a dwarf and one of the smartest character also someone with a lot of humor and while a lot of bad things happened to him earlier in the story there was always a spark of the wit to make his chapters shine. Now I feel like Tyrion has been downgraded, not only does he not show as much wit and humor as before but worse why in hell *SPOILERS* would the author attach to him another girl dwarf that disproves all what Tyrion had though and lived before (basically that a lowborn dwarf would have suffered much more, be abandonned or have had a much tougher life than his). This "Penny" character not only being stupid, gullible, boring and everything that Tyrion is not brings nothing to the story but dragging it down.
So ok I'm displeased bout my favorite character, fair enough, (I know that GRRM didn't see it like that and it's none my business to judge but I also found the story this time around to be offensive to dwarfs in general and somehow wonder how/if it'll ever be pictured in HBO's serie. I almost hope it won't in the current form).
So you were left with John first few chapters and then reach Jaime first chapter to realise you didn't care about anything that occured before. And then had to wait for the end of the book which cut in the middle of nowhere. Wit and humor has been very lowkey over the whole book. Sometimes even GRRM seems to have resorted to using the "deus ex machina" technique that looks so cheap.
Problem of perspective? Lack of real content, has the author been wrongly influenced? I don't know but I know that if the next book doesn't raises his head GRRM will lose his place in my heart that made him so special (well that would be good for R. Scott Bakker who is the close second ;) ). I think the next one don't disapoint, I want to believe in the author but two transition book in a row (especially as big as ADWD) it's a bit too much and to be honest ADWD is probably the worse book of the serie. Where AFFC was lacking ADWD is also lacking but it doesn't have what made AFFC good. So you still have some characters who save the day but not enough.

Really it lacks more story lines, more of the important characters, less daenarys and less daenarys and I don't see why the whole targaryen heir thing couldn't have been presented in flashbacks...like most of the rest. Oh well the author is king and no artist can always provide only good so no harsh feeling like I said I'm just disapointed, suddenly the masterpiece that was asoaif has just become...a book. Which it is of course. Waiting for the next instalment of the serie.

Arthur C. Clarke - Rama II



Sans être un lecteur assidu de SF (je le fut à une époque) Arthur C. Clarke a toujours eu une aura. C'était un personnage que je prends pour un précurseur et qui a d'emblée mon respect. Jack Vance aura toujours ma préférence mais Arthur C. Clarke est le sage.

Bref ajouter à celà le fait que j'aie joué au jeu pc qui est presque la copie conforme de l'histoire reprise dans Rama II et tout était là pour que j'apprécie la lecture. Une oeuvre qui sans être longue arrive à fouiller les personnages, l'identité et la psychologie humaine face à une rencontre extra terrestre. Même avec aussi peu d'impact que la visite d'un vaisseau à priori vide. Bref j'ai pu (re)décrouvrir l'intérieur de Rama et la découverte gigantesque d'une espèce inconnue. Un plaisir à peine ternit par le temps.

Monday, September 19, 2011

Graeme Allwright - Au coeur de l'arbre


Translated to English here.

Au cœur de l’arbre il y a le fruit
Au cœur du fruit il y a la graine
Au cœur de la graine il y a la vie
Et la saison prochaine

Au cœur de l’homme il y a l’amour
Au cœur de l’amour il y a la peine
Au cœur des peines il y a le jour
Que le matin ramène

Au cœur de l’arbre il y a le bois
Au cœur du bois il y a la planche
Et de deux planches on fait la croix
Qui tient Dieu dans ses branches

Au cœur de l’ombre il y a la nuit
Au cœur des nuits c’est ton absence
Si je m’endors ta lampe luit
Tu es dans le silence

Tuesday, September 6, 2011

Jacques Bertin - Mère, chantez-moi...


Paroles non officielles
Translated to English here

Mère chantez moi la chanson
De l'enfance et de l'espérance
Que vous chantiez si bien chanson
Chez nous là bas dans l'autre monde

Mère chantez moi la chanson
Page oubliée dans un autre âge
Les fées à la vierge y parlaient
Les doigts courant sur un ouvrage

Mère chantez moi la chanson
De l'enfance et de l'espérance
On se baignait dans un miroir
Où des barques aux voiles peintes

Chargées de gerbes et d'enfants
Accostaient sur des plages bleues
Mère chantez moi la chanson
Morte, mon enfant, la chanson.

Je veux dormir, mère, chantez
Mon enfant, ma mémoire est morte
Et votre voix qui est si belle
N'y pense plus elle est brisée

Mes yeux sont secs et les ruisseaux
Taris, et mes bras infidèles
Meurtris et l'amour est flétri
Et les chansons qui s'en soucie?

Mère, mes yeux ne vous voient plus
Je m'efface ainsi, comme une onde
Où êtes-vous, mère, chantez
Je m'efface ainsi, comme une onde

Je ne dors jamais, comme alors
Je m'efface ainsi, comme une onde
Je n'entends jamais la chanson.
Et s'efface aussi la chanson.

Monday, September 5, 2011

Townes Van Zandt - Second Lover's Song


You're wakin' next to me
Tears splash across the sun
You whisper soft to me
That i ain't the only one
To breathe your yellow hair
Caress your bosom fair
Do you think i really care?
Do you think it matters?


What do your feelin's mean?
Do you think i'd love you more
If you stood pure and clean
Of those you'd known before
Would your words be sweeter then
Upon november's wind
If you began again
Could your smile be softer?
Would your eyes more brightly shine?
Would your laughter be so tender
If you'd been only mine
For as long as you remember?


I don't want tears from you
Don't build your love on shame
All what we've done is through
And all we can do remains
My lady can't you see
I love not jealously
But for all you are to me
And all you'll be tomorrow

Friday, September 2, 2011

Townes Van Zandt - Waiting 'Round to Die


Sometimes I don't know where this dirty road is taking me
Sometimes I can't even see the reason why
I guess I keep on gamblin', lots of booze and lots of ramblin'
It's easier than just a-waitin' 'round to die

One-time friends I had a ma, I even had a pa
He beat her with a belt once cause she cried
She told him to take care of me, she headed down to Tennessee
It's easier than just a-waitin' 'round to die

I came of age and found a girl in a Tuscaloosa bar
She cleaned me out and hit it on the sly
I tried to kill the pain, I bought some wine and hopped a train
Seemed easier than just a-waitin' 'round to die

A friend said he knew where some easy money was
We robbed a man and brother did we fly
The posse caught up with me, drug me back to Muskogee
It's two long years, just a-waitin' 'round to die

Now I'm out of prison, I got me a friend at last
He don't steal or cheat or drink or lie
His name's codeine, he's the nicest thing I've seen
Together we're gonna wait around and die

Thursday, August 18, 2011

René Fallet - Les Pas Perdus


Premier livre (pour ce que j'en sais) qui prends le modèle whiskey on va dire sans en avoir encore le côté théatral et grandiloquent de douleur.
Ici on trouve un héro jeune, célibataire jusqu'au bout des ongles qui tombe pour une femme mariée, une femme qui veut vivre et qui vit entre ses doigts. Et qui, fatalité, retournera chez son mari, à son devoir, à ses enfants au lieu de suivre le héro dans sa poursuite de vie et de rêves. La grosse différence c'est que le héro étant encore jeune il ne ferme pas l'espoir, il ne se crucifie pas. Il souffre oui mais avec raison. (Reste que le livre a quand même été écrit et je persiste à croire à l'accent de vérité qui se trouve dans les livres de Fallet). Outre l'histoire on a aussi une envie de faire participer le lieu de toutes les attentes, la gare, la salle des pas perdus avec tout ceux que le héro croise, auquel il imagine ou découvre la vie. Le contraste avec cette vie journalière des gens normaux qu'il méprise, cette non vie. Comme il le dit si bien avant on envoyait les prisonniers dans les mines, maitenant ce sont des "employés".
Une lecture agréable sans pour autant avoir la puissance d'autres mais elle arrive quand même à persister dans l'oreille "Paille de Fer" et l'on se demande, s'il y'a en effet comme je le pense, une femme la derrière si elle a lu le livre et si elle en a pleuré. Je l'espère pour elle.

Monday, August 15, 2011

René Fallet - Le Braconnier de Dieu

Terminé depuis plus d'un mois déjà mais voilà les impressions qui me restent de la lecture de cet enième Fallet.
Premier livre de la veine joyeuse que je lis de René Fallet si on ignore celui sur la pêche qui était il est vrai une ode à la vie mais tous ses livres le sont.
Cocasse mais pas convaincaint pour celui-ci. Un jeune moine qui fait le mur pour passer une nuit dans les bras d'une plantureuse marinière qui lui murmure qu'il n'y a pas de pêchers si c'est bon. Et il s'en convint tellement, amoureux aussi, il quitte le monastère pour prêcher cette nouvelle parolle, partant travailler avec un ancien ami alcoolique inventéré. Quelques moments de franches rigolades mais à part ça disons qu'il manque un peu d'intéret lorsqu'on tourne la dernière page on se dit un peu "et alors?..." de plus je ne qualifierai même pas le bouquin de joyeux car après tout notre moine continue d'attendre (en vain on le devine) sa marinière. Fallet ne changera pas à ce niveau.
Bref probablement le premier livre de l'auteur que je trouve dispensable tout en restant agréable. Peut être me fais-je trop imperméable à l'esprit de beuverie mais ce serait réducteur pour Fallet de résumer le livre à ça, on en est loin.

Saturday, August 13, 2011

Monique Morelli - Ronsard - Je Vous Aime


Translated to English here.

Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire
Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit :

Je vous aime!
Je vous aime!
Je vous aime!

Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi même et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit :

Je vous aime!
Je vous aime!
Je vous aime!

Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même,
Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême,
Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
Si cela est aimer : furieux je vous aime :

Je vous aime!
Je vous aime!
Je vous aime!

Jacques Bertin - Le rêveur



J'étais l'enfant qui courait moins vite
J'étais l'enfant qui se croyait moins beau
Je vivais déjà dans les pages vides
où je cherchais des sources d'eaux

J'étais celui à l'épaule d'une ombre
qui s'appuyait, qu'on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
nidifient sous les mille étangs


Je fus plus tard l'adolescent qu'on moque
au regard vain dans la ville égaré
l'homme qui campe à l'écart de l'époque
tisonnant ses doutes pour s'y chauffer

Je suis monté au lac des solitudes
dans l'écrin gris des charmes sans raison
où de vieux airs palpitaient sous la lune
J'aurai laissé des chairs aux ronces, des chansons

La note basse des monts, les absences
les émeraudes du val interdit
toutes les belles ruines du silence
tout ce qui ne sera pas dit !

Si jamais tu t'accroches à ma légende
il faut que tu t'en remettes à mon mal
Ne trahis pas, vois la plaie où s'épanche
tout un monde animal


L'enfant muet s'est réfugié dans l'homme
Il écoute la pluie sur les toits bleus
Les cœurs sont effondrés, le clocher sonne
Que faire sans toi quand il pleut ?

Ma vie ne fut que cet échec du rêve
Je ne brûle plus, non : ce sont mes liens
Les sabots des armées m'ont piétiné sans trêve
J'écris dans le ciel vide et vous n'y lirez rien

Monique Morelli - Maintenant que la jeunesse


Lyrics in English here.

Friday, August 5, 2011

Saturday, July 30, 2011

Fleetwood Mac - Man of the World



Shall I tell you about my life
They say I'm a man of the world
I've flown across every tide
And I've seen lots of pretty girls

I guess I've got everything I need
I would't ask for more
And there's no one I'd rather be
But I just wish that I'd never been born

And I need a good woman
to make me feel like a good man should
I don't say I'm a good man
Oh, but I would be if I could

I could tell you about my life
And keep you amused I'm sure
About all the times I've cried
And how I don't want to be sad anymore
And how I wish I was in love

Tuesday, July 26, 2011

Saturday, July 16, 2011

André Dassary - Dans Mon Coeur



Translated to English here.

Dans mon cœur, un tendre espoir fleurit
Une hirondelle a chanté sur mon toit
Dans mon cœur, un rêve a fait son nid
Toutes les fleurs semblent s'ouvrir pour moi

Mais les roses doivent se faner
L'hirondelle va s'en retourner
Et les rêves vont abandonner
Tous les cœurs trop lourds
Mais qu'importe ! Tout chante aujourd'hui
Que nos rires montent dans la nuit !
Cueillons vite l'heure qui s'enfuit
Les bonheurs sont courts

Dans ton cœur, j'ai mis tout mon amour
Toutes les cloches ont carillonné
Dans ton cœur conserve-le toujours
Comme une flamme ardente et passionnée

Mais tout passe et tout doit finir
Tout s'efface, même un souvenir
Et la flamme va bientôt mourir
Dans nos cœurs trop lourds
Mais qu'importe ! Tout chante aujourd'hui
Que nos rires montent dans la nuit !
Cueillons vite l'heure qui s'enfuit
Les bonheurs sont courts

L'amour est dans mon cœur !

Thursday, July 14, 2011

Jacques Bertin - Tu parles de la vie


Translated to English here.

Tu parles de la vie
comme on pétille dans un verre

Buvons très vite
et remettez moi ça

Tu as toujours le rire énorme
et la manière du soldat

Tu sais que quelque part
Une fille t'appelle

et presque nue déjà
avec des hanches souveraines

Dans des linges et des cortèges de chevaux
et des emblêmes

tu montes les marches
tout se tait on entends tes pas

Mais la nuit quelque fois
la nuit quand tu t'éveilles

et c'est comme au cinéma
tout s'arrêterait

La salle se rallume
et tu as peur

La lumière est de fin du monde
et tu t'es mis debout

avec un rire attroce
que le public n'entends pas

Tu étouffes tu colles à la vitre
les bras en croix

Un jour et d'un coup sec on casse la vitre
on s'y pends

L'homme qui riait il savait
tout est absence

La foule se retire et n'ose pas pleurer
Il y'a des papiers d'eskimau dans les allées

Wednesday, June 1, 2011

Monique Morelli chante Villon - Pauvre je suis (Testament)


En l'an trentieme de mon âge
Que toutes mes hontes j'eus bues,
Ni du tout fol, ni du tout sage,
Non obstant maintes peines eues,

Lesquelles j'ai toutes reçues
Sous la main Thibaut d'Aussigny...
S'il est evêque, seignant les rues,
Qu'il soit le mien je le regny!

Mon seigneur n'est ni mon evêque;
Sous lui ne tiens, si non en friche;
Foi ne lui dois n'hommage avec;
Je ne suis son serf ni sa biche.

Nourri d'une petite miche
Et de froide eau tout un été.
Large ou étroit, mout me fut chiche:
Tel lui soit Dieu qu'il m'a été.

Pauvre je suis de ma jeunesse,
De pauvre et de petite extrace.
Mon pere jamais n'eu grand richesse,
Ni son aïeul nommé Orace.

Pauvreté tu nous suit à la trace;
Sur les tombeaux de mes ancêtres,
Les ames desquels Dieu embrasse!
On n'y voit ni couronnes ni sceptres.

Si aucun me voulait reprendre
Et dire que je le maudis,
Non fais, se bien le sait comprendre,
En rien de lui je ne médis.

Veci tout le mal que j'en dis:
S'il m'a été misericors,
Jesus, le roi de paradis,
Tel lui soit a l'ame et au corps!

Et s'été m'a dur et cruel
Trop plus que ci ne le raconte,
Je veuil que le Dieu eternel
Lui soit donc semblable a ce compte.

Et l'Eglise nous dit et conte
Que prions pour nos ennemis.
Je vous dirai: "J'ai tort et honte,
Quoi qu'il m'ait fait, a Dieu remis!"

Pauvre je suis de ma jeunesse,
De pauvre et de petite extrace.
Mon pere jamais n'eu grand richesse,
Ni son aïeul nommé Orace.

Pauvreté tu nous suit à la trace;
Sur les tombeaux de mes ancêtres,
Les ames desquels Dieu embrasse!
On n'y voit ni couronnes ni sceptres.

De pauvreté me lamentant,
Souventes fois me dit le cœur:
"Homme, ne te désole tant
Et ne demene tel douleur,

Si tu n'as tant qu'eut Jacques Cœur:
Mieux vaut vivre sous gros bureau
Pauvre, qu'avoir été seigneur
Et pourrir sous riche tombeau!"

Si ne suis, bien le considere,
Fils d'ange portant diademe
D'étoile ni d'autre sidere.
Mon pere est mort, Dieu en ait l'ame!

Quant est du corps, il git sous lame. . .
J'entends que ma mere mourra,
Et le sait bien la pauvre femme,
Et le fils pas ne demourra.

Pauvre je suis de ma jeunesse,
De pauvre et de petite extrace.
Mon pere jamais n'eu grand richesse,
Ni son aïeul nommé Orace.

Pauvreté tu nous suit à la trace;
Sur les tombeaux de mes ancêtres,
Les ames desquels Dieu embrasse!
On n'y voit ni couronnes ni sceptres.

Je connais que pauvres et riches,
Sages et fous, prêtres et lais,
Nobles, vilains, larges et chiches,
Petits et grands, et beaux et laids,

Dames a rebrassés collets,
De quelconque condition,
Portant atours et bourrelets,
Mort saisit sans exception.

La mort les fait fremir, palir,
Le nez courber, les veines tendre,
Le col enfler, la chair mollir,
Jointes et nerfs croître et étendre.

Corps femenin, qui tant es tendre,
Poly, soyeux, si précieux,
Te faudra il ces maux attendre?
Oui, ou tout vif aller es cieux.

Pauvre je suis de ma jeunesse,
De pauvre et de petite extrace.
Mon pere jamais n'eu grand richesse,
Ni son aïeul nommé Orace.

Pauvreté tu nous suit à la trace;
Sur les tombeaux de mes ancêtres,
Les ames desquels Dieu embrasse!
On n'y voit ni couronnes ni sceptres.

Thursday, May 26, 2011

Yves Jamait - Je Passais par hasard


Translated to English here
Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D'un "c'est possible à deux"

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D'un "c'est possible à deux"
Et je trouvais charmant,
Idéal et bluffant
De vous voir amoureux
Bien que de temps en temps
C'en était presque chiant
De vous sentir heureux

C'est dans cet esprit-là
Que je franchis le seuil
De cette jolie maison
Née d'un désir nuptial
Mais là, je reste coi
Interdit sur l'écueil
Qui brise la passion
En horreur conjugale

Nous voilà tous les deux
Accablés de silence
Je cherche en vain les mots
Qui pourraient te porter
Effacer tous ces bleus
Enfin, des mots qui pansent
Et se glissent sur ta peau
Aux pores terrorisés

Mes mains de mâle honteux
Tremblent de te toucher
Je m'approche quand même
Et te prends dans mes bras
Tu t'enfouis dans le creux
De mon cou pour pleurer
Tu dis "c'est la énième fois
Qu'il me fait ça"

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D'un "c'est possible à deux"
Et je trouvais charmant,
Idéal et bluffant
De vous voir amoureux
Bien que de temps en temps
C'en était presque chiant
De vous sentir heureux

Et que ça fait longtemps
Déjà qu'il te dérouille
Tant il est persuadé
Que tu dragues au passage
Et son regard dément
Te fait crever de trouille
Quand il vient soulager
Avec ses poings sa rage

Si ses poings n' suffisent pas
Il frappe avec les pieds
Quand, tombée sur le sol
Comme une bête inerte,
Tu caches de tes bras
Ton visage tuméfié
Alors, le coup de grolle
N'en est que plus alerte
Alors, le coup de grolle
N'en est que plus alerte

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D'un "c'est possible à deux"
Et je trouvais charmant,
Idéal et bluffant
De vous voir amoureux
Bien que de temps en temps
C'en était presque chiant
De vous sentir heureux

Je ne reconnais pas
A travers cette ordure
Celui que j'ai aimé
Qu'aujourd'hui je vomis
Il était pas comme ça
Enfin, j'en suis plus sûr,
Il faut l'avoir été
Pour être aussi pourri

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D'un "c'est possible à deux"

Viens
Je n'ai que ma tendresse
Viens, viens, viens là contre moi
Viens
Et pour que tout ça cesse
Viens, je t'emmène avec moi

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares

Friday, April 8, 2011

Jacques Bertin - La femme triste


(paroles non officielles)
Translated to English here.

Donnez-moi une femme triste
Riche de ses amours déçues
La maison au bord de la piste
La bonne hôtesse, le lait cru

Qui remonte chargée de pommes
D'un jardin dèjà dans l'hiver
Qui rit peu, qui aime les hommes
Et se souvient qu'elle a souffert

Donnez-moi une femme lente
Donnez-moi des silences vrais
Donnez-moi - jamais qui ne mente -
La vraie confiance, les "J'aimais..."

Bruits d'horloge halant dans l'ombre
Ce qu'on se fait comme raisons !
Chaland fidèle qui ne sombre
Jamais, ton beau penchant si long !

Puis feuille de menthe, vieux meubles
Vraie confidence, vrai café
Belle et lourde comme un vieux meuble
Donnez-vous soudain tout-à-fait

Ma main protège cette lampe !
Donnez-vous lente, et j'y croirai
Il y a du gel à tes tempes
Dans tes yeux monte une marée

Tout ment, tu sais, d'aller trop vite
Oh, soupir jamais envolé !
J'absous ta tristesse, j'hésite
Donnez-moi cette voix voilée

Du mal que l'on vous fit naguère
Vous me parlerez, vos amants
Ou vous vous tairez, puis la guerre
Vous parlerez. Tout ce qui ment

Les canonnades dans la plaine
Les beaux gosses, les orphéons
Derrière le rideau des peines
O, miracle des abandons !

Le manteau dans l'eau, le veuvage
Jetez votre âge dans ce bal
Faites sarment de votre mal
Pour brûler, prenez vos tourments
.

Chris Isaak - Wicked game



The world was on fire and no one could save me but you.
It's strange what desire will make foolish people do.
I never dreamed that I'd meet somebody like you.
And I never dreamed that I'd lose somebody like you.

No, I don't want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
No, I don't want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
With you (This world is only gonna break your heart)

What a wicked game to play, to make me feel this way.
What a wicked thing to do, to let me dream of you.
What a wicked thing to say, you never felt this way.
What a wicked thing to do, to make me dream of you and,

I want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
No, I want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
With you.

The world was on fire and no one could save me but you.
It's strange what desire will make foolish people do.
I never dreamed that I'd love somebody like you.
And I never dreamed that I'd lose somebody like you,

No, I want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
No, I want to fall in love (This world is only gonna break your heart)
With you (This world is only gonna break your heart)
No, I... (This world is only gonna break your heart)
(This world is only gonna break your heart)

Nobody loves no one.

Monday, April 4, 2011

Steven Erikson - Midnight Tides


So here we continue on the main serie of the Malazan book of the fallen. Except that it's not about Malazan's. To be honest that buggs me quite a lot. The serie is great, the book is good, it's in the same world but it doesn't fit the serie. (or let's say I'd have prefered it to be on a separate line).
Basically we follow a character we have read about "Trull Sengar" and that seems to be enough of an excuse. Oh well so be it.
So Trull who this time isn't as frightened and weak is in fact not a character I enjoyed following much but there have been other characters in the book that are worth the read. Mostly Tehol and his servant in fact, there it shows how good a writer Erikson is. He really manages now to inspire very different characters that could be writen by someone else but aren't. Very impressive.
Aside of the span of the book taking place elsewhere (or somewhere else), I found the society depicted a bit too shallow, not believable enough, not dirty enough.
It's a worty read still just not as good as the former ones

Ian C. Esslemont - Night of Knives


The same universe as Erikson's as it was co-created by both authors. However Night of Knives is different, first it's betterly organised than Erikson's book and I won't spit on that for sure. Also it's shorter, much shorter, both in number of pages and in span (the events take place over one night mostly).

But it's alas a bit underwhelming and after a while (done the book for quite some time now) I think I'd have prefered not to have read it. Not because it's bad but because it tells the story of an event we have heard about quite often in Erikson's books without knowing what happened. And most of us had the time to imagine it differently. In a more epic way, gritty. Not going to spoil it, some might like it anyway but I was expecting something else. Also the shorter span of the story stops Mr Esslement to make his characters shines (though he has a couple good one there too) and due to my lacking english skills some events simply slipped through me (Also the vocabulary is a bit more elaborated than Erikson hence more difficult for me to comprehend sometimes). However it's hard to judge the author for that first glimpse into the same universe with different eyes. It's just not as mandatory to go through the book than I thought it was (at least so far).

Monday, February 28, 2011

Upcoming: Game of Thrones HBO serie




I don't talk much about "A Song of Ice and Fire" George RR Martin's book over here even though I mention him often. It's the best fantasy books I have ever read and better...it changes your view of fantasy.
And the best of it the TV series we have been waiting for years is finally coming to screen on April 17th. Here is one of the many teasers you can find on http://www.makinggameofthrones.com/

Enjoy

Sunday, February 20, 2011

Steven Erikson - House of Chains


Again overcoming the difficulties of reading in english for this serie. It's worth it though. I have the same criticism against Erikson as I always have, the structure of his book is sometimes puzzling, jumping from one paragraph to another and switching character, area, everything sometimes. Requires to read back a page once you have understood who the author is talking about. Slows down the reading but doesn't stop you from enjoying the scheme of things, which is big. Especially that this books is important, bringing together characters that appeared in the 3 former books. Of course with my memory it's sometimes really difficult for me to remember what happened before but I can live with it. So House of Chain, even though not as gripping as the former installment, has that tense atmosphear that makes you want to read and read. Some characters have less space than they deserve but the book is already big as is. Lots of questions stays unanswered but the serie isn't over.
A quite pleasant reading and I'll have to reread the first two books that I didn't really enjoy to see if it was maybe not due to the french translation because right now I confirm Erikson being in my top 3 of fantasy authors (just after martin and bakker) and he is figthing well to climb.

Wednesday, January 12, 2011

King of Convenience - Know-How


Riding on this know-how,
Never been here before
Peculiarly entrusted
Possibly that's all
Is history recorded?
Does someone have a tape?
Surely, I'm no pioneer
Constellations stay the same

Just a little bit of danger
When intriguingly
Our little secret
Trusts that you trust me
'Cause no one will ever know
That this was happening
So tell me why you listen
When nobody's talking

What is there to know?
All this is what it is
You and me alone
Sheer simplicity

What is there to know?www
All this is what it is
You and me alone
Sheer simplicity

What is there to know?
All this is what it is
You and me alone
Sheer simplicity

Monday, January 10, 2011

AaRON - U-Turn (Lili)


Lili
Take another walk out of your fake world.
Please put all the drugs out of your hand.
You'll see that you can breath without no back up.
Some much stuff you got to understand.

For every step in any walk, any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene, any place you've never been
I'll be your guide.

Lili
You know there's still a place for people like us.
The same blood runs in every hand.
You see it's not the wings that makes the angel
Just have to move the bats out of your head.

For every step in any walk, any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene, any place you've never been
I'll be your guide.

Lili
Easy as a kiss we'll find an answer.
Put all your fears back in the shade.
Don't become a ghost without no colour
'Cause you're the best paint life ever made.

For every step in any walk, any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene, any place you've never been
I'll be your guide.

Thursday, January 6, 2011

John Le Carré - La Constance du Jardinier


Le style de John Le Carré a vraiment changé avec le temps, finit maintenant les livres d'espionages qui sentent bon la guerre froide et les vieux films en noir et blanc. Ici on est dans du concret, de l'actuel et un monde au final où l'ennemi est le peuple. C'est lui qui est manipulé, utilisé et les services secrets servent à protéger les intérêts du pays au dépend du peuple ou d'un autre. Bref rien de bien nouveau et on a un peu l'impression que l'auteur enfonce des portes ouvertes. Il y'a des lobbys pharmaceutiques, l'aide au tiers monde est une vaste blague, les pays et compagnies se font du blé sur le dos de la misère, on envoie des médocs périmés ou non testés en afrique etc...si des personnes sont surprises par ce genre de discours on se demande où elles ont vécus les dernières décénies. Rien de nouveau sous le soleil et ce n'est pas prêt de changer, d'où le manque d'intérêt du livre en fait, bien écrit certes mais la grande imposture qui justifie tout n'en est pas une, bref on s'en moque un peu, les personnages sont un peu moins déchirés aussi. Bref beaucoup plus à prendre comme un roman divertissant pour ceux qui s'intéressent aux malheurs de l'afrique. Les autres peuvent passer.

Tuesday, January 4, 2011

John Le Carré - Un Pur Espion


La question du livre est "Qui est donc Magnus Pym" et je dois dire qu'une fois le livre fermé on se pose toujours la question. Qui est cet homme, cet enfant qui n'a pas d'identité propre. Qui a passé sa vie à mentir à tous y compris lui même, à jouer des rôles sans les comprendre, à tout faire pour plaire à tout prix, plaire et trahir pour plaire à quelqu'un d'autre dès qu'on avait le dos tourné. Il n'y a pas vraiment d'intérêt à cette histoire outre le fait de suivre le cheminement de Pym, la réalisation que fait celui-ci sur ce qui a été sa vie au final. Autant d'années pour se comprendre soi même.
Etrange aussi les simulitudes entre Pym et l'auteur, les endroits visités où il est passé, probablement certains errement, car le livre n'est pas toujours facile à suivre, Pym en écrivant passe du je au il à Pym qui sont pour lui trois personnes différentes mais qui sont elles pour l'auteur?
Ce n'est donc pas vraiment un roman d'espionage, ni d'ailleurs une réelle histoire. Un goût de trop peu ou de trop fouilli qui rendait certains passages lourds à lire. Pas convaincu même si les personnages ont toujours cette grisaille, ce réalisme de l'époque que j'apprécie.