Saturday, December 28, 2013

Léo Ferré - ça t'va


Translated to English here

Thursday, December 26, 2013

Franz Weyergans - Rire et pleurer

Encore un très beau titre mais un livre somme toute anecdotique. Sympathique, on soit un personnage un peu théâtral qui se remet en question. Ce que j'en retiendrai surtout cependant ce sont quelques citations: "Le but de la volonté est d'arrêter de vouloir"
"L'inquiétude est la primauté du devenir sur l'être"
"Ceux qui partent n'ont pas les mêmes pensées que ceux qui restent" car à travers de sa simplicité Weyergans arrive toujours à donner une leçon d'humanité.

Sunday, December 22, 2013

Ernest Hemingway - For whom the bell tolls

Well, the title is perfect. The book on the other hand has many flaws. However reading a 1945 swedish published version was probably not the best choice to read this. First it went through censorship, all profanities being replaced by "unnammeable, profanities, unprintable" except "whore" which is funny enough to make you wonder if this is such a common word in sweden. The author also make a few mistakes in his translations but that's okay. Secondly all what is supposed to be said is spanish is written in an heavy tedious to read english with lots of "thou, thee, thist" and the like. It's annoying and distracting as if trying to picture the lack of education of the characters. Then the book is full of repetitions, heaviness, useless passages. It's not bad per se, it does provide a view of the spanish civil war from the inside, it manages to convey some of the spaniard's spirit. But it's trying too hard and fails at making it's artefices obvious. It's maybe more a book for the people who have no clue what the spanish civil war was more than anything. Clearly not a mandatory reading and I'm glad to be through with it

Saturday, December 14, 2013

Jacques Douai - Luc Bérimont/Lise Médini - Je suis plus près de toi



Translated to English here.

Je plante un arbre sec dans le ventre du feu
La mèche usée du jour charbonne sous la pluie
Naissent les bruits du soir j'entends renter les boeufs
La pendule a moulu des minutes de suie


Je suis plus près de toi
Qui brouilles le parcours
Et qui laisses ma voix
Dériver sur les mares


Je suis plus près de toi
Que le vent dans les tours
Que le dégoût des jours
Qui s'attable et me nargue


Je saurai désormais comment souffrir d'amour
Perdu au bord des champs dans les boues de l'automne
Je connaissais la peine à Paris dans les tours
C'est bien une douleur pareille, un même cours


Je suis plus près de toi,
Qui brouilles le parcours
Et qui laisses ma voix
Dériver sur les mares


Je suis plus près de toi,
Que le vent dans les tours
Que le dégoût des jours
Qui s'attable et me nargue


L'hiver est un roi mort empenné de corbeau
Il ouvre, il m'attendais, il me rit comme un frère
Les chambres sont parées d'un damier de vieux os
L'âge que j'ai ce soir pèse comme une pierre


Je suis plus près de toi,
Qui brouille le parcours
Et qui laisse ma voix
Dériver sur les mares


Je suis plus près de toi,
Que le vent dans les tours
Que le dégoût des jours
Qui s'attable et me nargue.

Monday, December 2, 2013

Edith Wharton - Ethan Frome

Pas convaincu par le livre précédent, j'ai retenté ma chance avec un livre assez court et sur un tout autre sujet et bien m'en pris car la lecture fut rapide et agréable. Il y a un effet de répétition chez Wharton (en tout cas dans la première partie du livre) qui rend la lecture plus difficile qu'elle ne devrait l'être. La mise en abîme légère du récit ne sert pas à grand chose sauf à mettre en perspective une fin somme toute bien amenée. Les personnages sont plus humains, plus réels même s'ils semblent toujours amenés les uns vers les autres de manière inéluctable. Les sentiments sont immuables chez Wharton on dirait. Mais le tout est accrocheur, une histoire simple et touchante. Bref une lecture sans regret qui fait un peu voyager dans l'hiver.

"Elle avait un œil pour voir et une oreille pour entendre. Il pouvait lui montrer des choses, lui dire des choses et goûter le bonheur de savoir que tout ce dont il lui faisait part laissait chez elle des résonances et des échos prolongés qu'il pouvait éveiller à volonté"

Friday, November 8, 2013

Franz Weyergans - Mon amour dans l'île

Un livre emprunté par erreur (plutôt par hasard car il n'y a pas d'erreurs dans ces cas là) De taille modeste je me suis donc lancé dans l'aventure. L'auteur rencontre un ami qui s'isole et lui demande à peu près ce qu'est le bonheur. L'auteur rentre chez lui et écrit ce livre dans les mois qui suivent, au final sur les choses simples et son amour qui lui ont permis d'avoir un ilot de bonheur qu'ils ont sû préserver. C'est la première fois que je lis sur le bonheur sans que ce soit (trop) grandiloquent, trop gnangan. On est vraiment ici dans la réalisation du quotidien, des silences, des choses de la vie qui solidifient l'amour. Si l'auteur s'égare parfois (rarement) dans des clichés on reste quand même dans quelque chose de vrai, de pur, bref plutôt un journal où l'homme déclare son amour renouvelé à sa femme. Une lecture donc très agréable, limite enchanteresse et qui peut rendre un peu jaloux de cette maison (peu importe laquelle) où l'île vagabonde, où les gestes paisibles et les silences rendent la vie plus forte. "On choisit d'aimer et on paie le prix de l'amour" et ce fut clairement pour l'auteur un prix ardemment payé et un amour vécu. Ravi.
Citation:

"Mais nous avons passé l'âge où les injures fortifient l'amitié"
"Toutes les troisièmes personnes existent par toi"
"Toujours tu es en moi que je te parle ou que j'écoute. C'est sans doute pourquoi je te parle si peu de toi"
"Elle ne sait pas dire. Mais, ne disant pas, elle fait naître en moi les paroles tues, car elle sait la science des gestes, la science des silences, la science des divinations secrètes qui font que ses pensées suscitent mes pensées dans un langage intraduisible."
"Ton silence résonne de notre espérance"
"Je suis heureux d'être compris jusque dans mon incompréhension"
"On choisit d'aimer et on paie le prix de l'amour."

Monday, November 4, 2013

Edith Wharton - Les New Yorkaises

Titre original: "Twilight Sleep"
Une traduction bien faite qui empêche le texte d'être archaïque rend le livre assez facile à lire mais le tout manque de substance. Il faut dire que le sujet est particulier, une famille riche et en vue à New York au début du 20ème. Les préoccupations principalement de scandale et de paraître...avec bien sûr un drame en approche. Aucune surprise, les sentiments eux-mêmes semblent être convenus, sans surprise. Les gens savent qu'ils s'aiment s'en en parler, tout est clair, transparent. Une petite touche sur la condition de la femme mais à vrai dire, tout est vain. Cela reste agréable à lire mais on en retient pas grand chose si ce n'est la foultitude de détail sur comment ces gens riches se créent leur importance et leurs problèmes à défaut d'en avoir des réels.

Wednesday, October 23, 2013

Dominique A & Françoiz Breut - Au Twenty-Two Bar



Au twenty-two bar on dansait, on dansait
C'était plutôt inhabituel
Alors bien sur j'en profitais
De bras en bras les gens passaient
Ça n'était
Qu'un temps court pour se relancer
Et puis se remettre à danser

Parfois j'entendais
Quelqu'un m'appeler
Personne
Quand je me tournais

Au twenty-two bar ce soir-là, on dansait
Je ne sais plus pourquoi c'était, non...
Pas plus que les gens qui dansaient
Si par hasard ils s'arrêtaient
Ils sentaient
De vieux décors se balancer
Plusieurs fois manquaient de tomber
Et du coup de bras en bras ils repassaient
Alors on se laissait aller
Au twenty-two bar ce soir-là

Parfois j'entendais
Quelqu'un m'appeler
Personne
Quand je me tournais

Au twenty-two bar ce soir-là, on dansait
A chaque fois que je le voyais
Je l'appelais puis me cachais
Après tout ce qu'il m'avait fait
J'attendais
Le bon moment pour l'aborder
Et sentir son sang se glacer
Mais comme vraiment rien ne pressait
Ne pressait
Pour l'heure je le laissais filer
Bientôt je le ferai danser...

Monday, October 21, 2013

Léo Ferré - Rimbaud - Les poètes de sept ans



Translated to English here.

Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
Tout le jour il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe,
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
À se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son œoeil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
C'était bon. Elle avait le bleu regard, — qui ment !

À sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! — Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'œil brun, folle, en robes d'indiennes,
— Huit ans, — la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
— Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.
Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
— Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !

Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
— Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, — seul, et couché sur des pièces de toile
Écrue, et pressentant violemment la voile !

Saturday, October 19, 2013

Louis-Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit

Un titre magistral, une première partie fantastique jouissive pleine de cynisme, d'ironie, d'humour avec une écriture énergique. Mais plus on avance, plus le livre se répète, moins on est surpris, plus on attends la fin, une fin qui traîne et au final n'a pas grand chose à dire. Quelques passages tendancieux soit par désir de choquer ou par envie de refléter un monde laid et sans illusion au lecteur. Bref une lecture en demi teinte, spéciale. Pas décevante mais pas non plus convaincante.
Citations:

"On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté"
"Il avait l'air de promener sur son uniforme tout l'or de ses financiers"
"Elle ne faisait que divaguer de bonheur et d'optimisme, comme tous les gens qui sont du bon côté de la vie, celui des privilèges, de la santé, de la sécurité et qui en ont encore pour longtemps à vivre"
"N'importe quoi dans la vanité c'est mieux que rien"
"J'étais devant les faits bien assuré de mon néant individuel"
"C'est peut-être cela qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir"
"Les choses auxquelles on tenait le plus vous vous décidez un jour à en parler de moins en moins avec effort quand il faut s'y mettre. On en a bien marre de s'écouter toujours causer...on abrège...on renonce...ça dure depuis trente ans qu'on cause...on ne tient plus à avoir raison. L'envie vous lâche de garder la petite place qu'on s'était réservée parmi les plaisirs... on se dégoûte"
"Nous effectuions comme des progrès de poésie rien qu'à l'admirer d'être tellement belle et tellement plus inconsciente que nous. Le rythme de sa vie jaillissait d'autres sources que les nôtres."

Friday, October 11, 2013

Townes Van Zandt - (Quicksilver Daydreams Of) Maria


Well, the diamonds fades quickly when matched to the face of Maria
All the harps they sound empty when she lifts her lips to the sky
the brown of her skin makes her hair seem a soft golden rainfall
that spills from the mountains to the bottomless depths of her eyes

Well, she stands all around me her hands slowly sifting the sunshine
all the laughter that linger down deep 'neath her smilin' is free
Well, it spins and it twirls like a hummingbird lost in the morning
and caresses the south wind and silently sails to the sea

Ah, the sculpter stands stricken and the artist he throws away his brushes
when her image comes dancin' the sun she turns sullen with shame
And the birds they go silent the wind stops his sad mournful singing
when the trees of the forest start gently to whisper'in her name

So as softly she wanders I'll desperately follow her footsteps
and I'll chase after shadows that offer a trace of her sight
Ah, they promise eternally that she lays hidden within them
but I find they've decieved me and sadly I bid them goodbye

So the serpent slide softly away with these moments of laughter
and the old washy woman has finish her cleanin' and gone
but the bamboo hang heavy in the bondage of quicksilver daydreams
and a lonely child longingly looks for a place to belong

Saturday, October 5, 2013

Monique Morelli - Aragon/Ferré - Elsa



Translated to English here.

Suffit-il donc que tu paraisses
De l'air que te fait rattachant
Tes cheveux ce geste touchant
Que je renaisse et reconnaisse
Un monde habité par le chant
Elsa mon amour ma jeunesse

O forte et douce comme un vin
Pareille au soleil des fenêtres
Tu me rends la caresse d'être
Tu me rends la soif et la faim
De vivre encore et de connaître
Notre histoire jusqu'à la fin

C'est miracle que d'être ensemble
Que la lumière sur ta joue
Qu'autour de toi le vent joue
Toujours si je te vois je tremble
Comme à son premier rendez-vous
Un jeune homme qui me ressemble

Pour la première fois ta bouche
Pour la première fois ta voix
D'une aile à la cime des bois
L'arbre frémit jusqu'à la souche
C'est toujours la première fois
Quand ta robe en passant me touche

Ma vie en vérité commence
Le jour où je t'ai rencontrée
Toi dont les bras ont su barrer
Sa route atroce à ma démence
Et qui m'as montré la contrée
Que la bonté seule ensemence

Tu vins au coeur du désarroi
Pour chasser les mauvaises fièvres
Et j'ai flambé comme un genièvre
À la Noël entre tes doigts
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi

Sunday, September 29, 2013

Cervantes - Don Quichotte

Quel étrange livre, 500 pages, vraiment? pour raconter l'histoire de Don Quichotte, j'étais plus que sceptique surtout que les épisodes les plus connus (les moulins) se passent au tout début. Alors on comprends vite le côté satyrique, la folie qui habite Don Quichotte et malgré de nombreuses références à d'anciens romans de chevalerie le style reste agréable à lire. Seulement voilà ce côté satyrique amène parfois de drôle de surprises (comme une demi page sur Sancho faisant dans ses chausses) ou un côté répétitifs (oui une autre aventure qui va mal se terminer parce que ce n'est pas tu tout ce que Don Quichotte croit). La deuxième partie contient des histoires annexes qui sont vraiment agréables et le personnage de Don Quichotte en devient plus...humain, plus beau. Car ce n'est pas son histoire qui en fait la majesté mais ce en quoi il croit, ce qu'il est. Ses rêves, sa poursuite d'une inaccessible étoile comme chantait Brel (et un personnage du livre à tout autre sujet). Bref ajouté aux dessins de Doré qui sont tout simplement magnifique, lire Don Quichotte devient une expérience. Et on a nous aussi envie de croire, d'être aussi fou que lui.
Citation:
"Fasse le ciel que les perfidies de ton époux demeurent toujours cachées afin que tu ne te repentes point de ce que tu as fait et que ne je tire vengeance de ce que je ne désire plus."
"Puisque je demande l'impossible, le possible lui même me sera refusé"
"Bien que la trahison plaise, le traître déplait"
"Il n'y a ni serrure, ni cadenas, ni verrous qui puissent garder une fille mieux que sa propre sagesse"

Friday, September 27, 2013

Léo Ferré - Si tu t'en vas


Translated to English here.

Si tu t'en vas
Si tu t'en vas un jour
Tu m'oublieras
Les paroles d'amour
ne voyag' pas
Si tu t'en vas
La mer viendra toujours vers le rivage
Les fleurs sauvages
Dans les blés lourds viendront toujours...

Si tu t'en vas
Si tu t'en vas un jour
Tu m'oublieras les blessures d'amour
Ne s'ouvrent pas
Si tu t'en vas
La source ira toujours grossir le fleuve
Les amours neuves
Vers les beaux jours Iront toujours...

Si tu t'en vas
Si tu t'en vas un jour
Tout finira
Les choses de l'amour
Ne vivent pas
Si tu t'en vas
La mort vaincra toujours la fleur de l'âge
C'est son ouvrage
Malgré l'amour
Qui meurt toujours...

Si tu t'en vas
Si tu t'en vas un jour
Rappelle-toi
Les paroles d'amour
Ne s'envol'nt pas
Si tu t'en vas
Au-delà de la vie vers la lumière
O? les prières
N'arrivent plus
Ell's sont perdues...

Si tu t'en vas
Si tu t'en vas un jour
Dans ces coins-là
Nous parlerons d'amour
Comme autrefois...
Si c'est possible!

Michael Nyman - The Piano (Lesson) - Big My Secret

Friday, September 20, 2013

Townes Van Zandt - Snow Don't Fall


Snow don't fall
On summers time
Wind don't blow
Below the sea
My loves lies
'neath frozen skies
And waits in sweet
Repose for me

Her eyes did laugh
her lips did sing
Her legs did roll
My soul to bring
Her hair did curl
And her thoughts unfurled.
Like birds upon
the wings of spring.
My love, I need not see.
To know she cast her glance at me

Snow don't fall
On summers time
Wind don't blow
Below the sea
My loves lies
'neath frozen skies
And waits in sweet
Repose for me

Thursday, September 19, 2013

Natalie Merchant - Golden Boy


Top of the fold
Toast of the town
Everyone stops when you come around
They hold their breath for you

Heroes are born
Idols are made
We're all fools for this factory fame
And you've got the brand new face
And you've got the brand new face
golden boy

Beauty untamed. Stupid and wild
poster boy you're society's child
Cut your teeth, cut your mouth, cut it out

Meteor rise from obscurity
All it took was a killing spree
and the whole world was lying at your feet.
Golden boy.
Golden boy.
Golden boy.

I know my place
stick to my lines
Stay in your shadow
Don't block your light
So you can shine divine
Golden boy.
Golden boy.
...

Wednesday, September 18, 2013

Hommage à Knud Viktor 20 septembre 2013 la première radio (rtbf)


http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-retour-a-la-bergerie-hommage-a-knud-viktor-2013-09-13
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/programmes/detail_la-memoire-de-knud-viktor-pionnier-du-field-recording?emissionId=999&programId=123759&dtcan=20130920

Thursday, September 5, 2013

Franz Kafka - Le Procès

Un livre fascinant qui n'est pas si absurde que ça (ou la réalité a rattrapé la fiction tout simplement). L'irrémédiable machine de la société en marche, chacun qui fait son "travail" qu'il soit absurde ou non, la résignation, la fierté, l'homme qui se bat comme une mouche dans une toile et plus il rentre dans le jeu plus il est perdu mais aucun esprit sain ne peut supporter de ne pas combattre ce qui n'est qu'une folie collective. Bref la réalité des choses et un homme qui ne veut pas y croire. Une très bonne lecture, peut-être inutile car il n'y a après tout pas grand chose à en dire mais marquante.

Monday, September 2, 2013

Alfred Deller - The Three Ravens


There were three ravens sat on a tree,
Down a down, hey down, hey down
They were a black as black could be,
With a down.
The one of them said to his mate:
"Where shall we our breakfast take?"
With a down, derry, derry, derry down, down.

Down in yonder green field,
Down a down, hey down, hey down
Their lies a knight slain under his shield,
With a down.
His hounds they lie down at his feet
So well do they their master keep.
With a down, derry, derry, derry down, down.

His hawks they fly so eagerly
Down a down, hey down, hey down
Theirs no other fowl that dare him come nigh,
With a down.
Down there comes a fallow doe
As heavy with young as she might go.
With a down, derry, derry, derry down, down.

She lifted up his bloody head,
Down a down, hey down, hey down
And kissed his wounds that were so red,
With a down.
She got him up upon her back
And carried him to earthen lake.
With a down, derry, derry, derry down, down.

She buried him before the prime,
Down a down, hey down, hey down
She was dead herself ere even-song time,
With a down.

God send every gentleman
Such hawks, such hounds, and such leman,
With a down, derry, derry, derry down, down

Monday, August 26, 2013

Royksopp - What else is there?


Mezmerizing voice of Karin Dreijer Andersson.
It was me on that road. But you couldn't see me.
Too many lights out, but nowhere near here.
It was me on that road. Still you couldn't see me.
And then flashlights and explosions
Roads end getting nearer
We cover distance but not together.
I am the storm and I am the wonder.
And the flashlights nightmares and sudden explosions
I don't know what more to ask for
I was given just one wish

It's about you and the sun
A morning run
The story of my maker
What I have and what I ache for
I've got a golden ear
I cut and I spear
And what else is there

Roads end getting nearer
We cover distance still not together
If I am the storm if I am the the wonder
Will I have flashlights nightmares
Sudden explosions
I don't know what more to ask for
I was given just one wish

Roads end getting nearer
We cover distance still not together
If I am the storm if I am the the wonder
Will I have flashlights nightmares
Sudden explosions
There is no room where I can go and
You've got secrets too
I don't know what more to ask for
I was given just one wish

William Faulkner - Le Bruit et la fureur

Un livre difficile d'accès et difficile tout court. Je n'ai pas réussi à en appréhender toute la teneur et n'en retient qu'un goût d'inachevé. Divisé en quatre parties, chacune empreinte d'une atmosphère et d'un style différent. La première est intelligente, intéressante composée de sensations et emblématique du roman. La seconde est beaucoup moins réussie, utilise un procédé de répétition un peu simpliste et enfantin. Elle se perds aussi dans des détails qui s'ils ont l'importance de l'instant n'ont pas à mes yeux la capacité à rendre l'action plus critique, plus réelle. Les deux dernières ne sont que les conséquences inachevées des deux premières. Bref on trouve ici plus une fenêtre, une nouvelle étendue qu'un roman. Il mériterait certainement une étude/relecture plus approfondie mais je n'en ai pour ma part pas le courage car je ne pense pas la récompense à la hauteur de l'effort.

Saturday, August 24, 2013

Thursday, August 15, 2013

Mercedes Sosa & Horacio Guarany - Si se calla el cantor


Si Se Calla El Cantor calla la vida
porque la vida, la vida es todo un canto
Si Se Calla El Cantor, muere de espanto
la esperanza, la luz y la alegra.
Si Se Calla El Cantor se quedan solos
los humildes gorriones de los diarios,
los obreros del mundo se persignan
quin habr de luchar por su salario.

''Que ha de ser de la vida si el que canta
no levanta su voz en las tribunas
por el que sufre, por el que no hay
ninguna razn que lo condene a andar sin manta''
Si Se Calla El Cantor mueren las rosas
de que sirven las rosas sin el canto
debe el canto ser luz sobre los campos
iluminando siempre a los de abajo.
Que no calle el cantor porque el silencio
cobarde apaa la maldad que oprime,
no saben los cantores de agachadas
no callarn jams de frente al crimen.

''Que se levanten todas las banderas
cuando el cantor se plante con su grito
que mil guitarras desangren en la noche
con su inmortal cancin al infinito''.
Si Se Calla El Cantor calla la vida
porque la vida, la vida es todo un canto
Si Se Calla El Cantor . . . calla la vida

Monday, August 12, 2013

Sunday, July 28, 2013

Townes Van Zandt - Flyin' Shoes


Days full of rain
Skys comin' down again
I get so tired
Of these same old blues
Same old song
Baby, it won't be long
'fore I be tyin' on
My flyin' shoes
Flyin' shoes
Till I be tyin' on
My flyin' shoes

Spring only sighed
Summer had to be satisfied
Fall is a feelin' that I just can't lose.
I'd like to stay
Maybe watch a winter day
Turn the green water
To white and blue
Flyin' shoes
Flyin' shoes
Till I be tyin' on
My flyin' shoes

The mountain moon
Forever sets too soon
Bein' alone is all the hills can do
Alone and then
Her silver sails again
And they will follow
In their flyin' shoes
Flyin' shoes
They will follow in their
Flyin' shoes

Days full of rain
Skys comin' down again
I get so tired
Of the same old blues
Same old song
Baby, it won't be long
Till I be tyin' on
My flyin' shoes
Flyin' shoes
Till I be tyin' on
My flyin' shoes

Sunday, July 21, 2013

Giannis Kotsiras - To Tsigaro



Χάραξε και δε νυστάζω,
σκέφτομαι τι μου πες χθες
άσε με να σε κοιτάζω
κι άμα ξημερώσει ό,τι θες.

Γύρισε να σ' αγκαλιάσω,
τώρα ξέρω πως δε φταις
άσε με να σε χορτάσω
κι άμα βγει ο ήλιος ό,τι θες.

Στο τσιγάρο που κρατώ,
στον ένα μου Θεό
να μη δώσει να ξημερωθώ

Στο κορμί αυτό το αγγελικό
στο στόμα που φιλώ
έτσι μια ζωή θα σ' αγαπώ

Στο κορμί αυτό το αγγελικό
στο στόμα που φιλώ
έτσι μια ζωή θα σ' αγαπώ

Ξάπλωσε να σε κρατήσω
κλείσαν όλες οι πληγές,
άσε με να σε κοιμήσω
κι αύριο για σένα ό,τι θες.

Γύρισε να σ' αγκαλιάσω,
τώρα ξέρω πως δε φταις
άσε με να σε χορτάσω
κι άμα βγει ο ήλιος ό,τι θες.

Στο τσιγάρο που κρατώ,
στον ένα μου Θεό
να μη δώσει να ξημερωθώ

Στο κορμί αυτό το αγγελικό
στο στόμα που φιλώ
έτσι μια ζωή θα σ' αγαπώ

Στο κορμί αυτό το αγγελικό
στο στόμα που φιλώ
έτσι μια ζωή θα σ' αγαπώ

Verdi - Forza del Destino - Le Minacci, i fieri accenti

Wednesday, July 17, 2013

Goran Bregovic & Giorgos Dalaras - You Deserved A Better Love


No clue if lyrics are valid, sounds close enough. (from http://www.elyrics.net/read/g/goran-bregovic-lyrics/sou-aksize-mia-kaliteri-agkalia-(You-deserved-a-better-love)-lyrics.html )
De me niazi me pion akus apopse afto to tragudi
De me niazi me pion akus apopse afto to tragudi
su aksize mia kaliteri angalia su aksize mia kaliteri angalia
De me niazi me pion akus apopse afto to tragudi

Grapse mono ena gramma pu pote de tha diavazo
giro mas buizi pirkagia grapse mono mia dio leksis
gia anthropus ke gia topus pu emis pote mazi de tha dume de tha dume
de tha dume

De m'akui kanenas apopse ke tipota de me boithai
i kithara mu ehi thimosi apopse ke den mu milai
patao se spasmena gialia patao se spasmena gialia
de me niazi me pion akus apopse afto to tragudi

Grapse mono ena gramma pu pote de tha diavazo
giro mas buizi pirkagia grapse mono mia dio leksis
gia anthropus ke gia topus pu emis pote mazi de tha dume de tha dume
de tha dume de tha dume ...

Tuesday, July 9, 2013

John Le Carré - La Maison Russie

John Le Carré a un don pour créer en quelques lignes de personnages torturés, au gens dont la façade se fissure mais pour ce roman c'est bizarrement les personnages secondaires qui ont la part belle. Barley, le personnage principal est apathique, peu convaincant et le narrateur est encore pire une sorte de zeste de Smiley (personnage emblématique de Le Carré). Reste une histoire somme toute agréable à suivre mais sans réelle surprise et une fin en demi-teinte. Bref peut-être que le film parviendra à rendre quelque chose de plus mais le livre est en deçà, moins d'atmosphère mais un tableau réaliste de cette fin de guerre froide.

Friday, July 5, 2013

Jacques Bertin - La Non-Supplique


Paroles non officielles
Translated to English here.

Je meurs avec humour, je meurs modestement
Je n'ai même pas mis mes habits du dimanche
Je ne suis pas de ces pépés grincheux, aigris
Je meurs sans prétention, je regarde la Loire
couler devant chez moi avec des enfants nus.
Le ciel avec dans l'oeil son ultime hirondelle

Ainsi s'en va ma vie et mon sang qui s'endort
Reste les grands oiseaux qui dorment sous les feuilles
Reste vos longs cheveux et le soleil dans l'eau

On vit, on ne sait quoi, on ne sait pas comment
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas encore
J'ai eu mon âge d'homme un matin, par hasard
J'ai vendu ma jeunesse à un jongleur de foire
Je sentais tout mes jours percés d'air et d'oiseaux
Ma vie en moi, mon sang comme une certitude

Ma vie comme une dent qui mangeait de la mort
Un grand bonheur idiot qui s'emmêlait les ailes
Voilà le pont qui claque et la drague qui geint

J'ai tenté mais la vie je m'en voudrais un peu
de me mettre à genoux pour lui lêcher les bottes
Je m'éloigne de l'eau, je m'en vais, tout est bien
J'oublie même d'organiser mes chrysenthèmes.

A mon mariage aussi j'ai été en retard
et en cachette je te caressais les fesses
Elle est morte avant moi c'est tant pis, c'est très bien
Je m'efface à mon tour sans discours sans supplique
Laissons les immortelles nous parler de la mort

Je m'en fous de ma mort et du marbre et des fleurs
Je vis encore et je ne veux pas qu'on en parle
J'entends le pas pointus des femmes sur le quai
Je les suis, je les veux, c'est toi et je t'épouse
Il fait chaud et la Loire s'étire et s'étend
J'ai bien roulé à gauche aussi du temps des fraises
La bouche ensalivée, je vais où je m'endors
J'ai vécu ma vie pleine comme une écriture
et la dernière phrase n'est pas écrite encore
Il est très tard ce soir et je suis seul, je rêve.

Thursday, June 13, 2013

Jean-François Parot - L'énigme des Blancs Manteaux


Je n'attendais pas grand chose d'un roman policier de poche, même sur fond historique. "Une enquête de Nicolas Le Floch" en bandeau autour du livre, bref il m'a vraiment fallu un moment de curiosité pour me mettre à ce livre. Et c'est au final une assez bonne surprise.
Premièrement parce que l'auteur connaît bien l'époque et tente d'en partager des détails et anecdotes que j'apprécie. Deuxièmement c'est  un des rares livres policier où la cuisine a une si bonne place et arrive à mettre l'eau à la bouche. Finalement, le vocabulaire se rapproche de l'époque, l'intrigue est bien menée sans être complexe et si le livre a malgré tout quelque défauts on les lui pardonne aisément pour le dépaysement procuré. Reste qu'en effet les personnages sont un peu simples, la résolution un peu théatrâle (J'ai lu autre part "à la Poirot" et ça correspond vraiment bien à l'image qu'on en a ) et certains raccourcis sont trop heureux.
Reste quand même une lecteure agréable qui convient tout à fait à un moment plus léger.

Tuesday, June 4, 2013

Cowboy Junkies - Speaking Confidentially


Speaking confidentially
The fire that burnt inside of me
has turned to ash the tortured tree
that grows beside the anguished sea
Speaking confidentially

Speaking metaphorically
the earth I trust beneath my feet
is moving now ever so slightly
I shift my feet but feel no relief.
Speaking metaphorically.

Speaking hypothetically
if the air you breathed was so unique
would you use it up to idly speak
or horde it for a rainy week
Speaking hypothetically

Speaking kind of cryptically
The sea that raged beside the tree
Burning bright for all to see
It just might mean the most to me
Speaking kind of cryptically

Monday, June 3, 2013

René Fallet - Les Vieux de la Vieille

Autre René Fallet, plus ancien. On retrouve trois personnages hauts en couleurs qui se sentant vieillir irrémédiablement décident de partir "à Gouyette" maison de retraite où ils s'imaginent couler de doux jours où personne ne les embêtera et où ils pourront profiter de la vie. Ils partent à pieds, accompagnés d'un âne et font de nombreuses étapes sur leur chemin. Parfois grand guignolesque, souvent théâtral (on retrouve ici les prémisses de la veines whiskey avec les éclats de douleurs de Régis Ferrier) on atteint cependant pas le niveau d'insousciance ou de plaisir des "Pieds dans l'eau". En effet, les souvenirs de jeunesse restent teintés de regrets et de tristesse, d'occasions manquées ou qui ne reviendront plus. Mais c'est aussi une ode à la joie de vivre. Malgré tout je n'ai pas été conquis en raison du côté un peu forcé de certaines situation. Peut-être simplement parce que c'est un monde qui n'existe plus.

Friday, May 31, 2013

Jacques Bertin - Les Tarés


Translated to English here.

Je te dirais, Je te dirais
Avec mon habituel soucis des formes.
"Aimons Madame!"
Ou bien l'œil glacé
"Déshabille-toi"
Ou encore car je serais certainement impitoyable
je glisserais à voix imperceptible
"Insultez-moi"
Tu t'exécuteras comme un solo dans une partition baroque
Nous nous mépriserons bien sûr sans y croire
Pour en venir là
Ce sera bon

Nous nous ferons l'effet de sortir tout droit des mémoires
D'un couple de tarés notoires à Locarno
en dix neuf cent vingt trois

Je serais inflexible et pâle comme un prince des Carpates
Ayant fuit dans les fourgons des russes blanc, l'enfer des bolcheviques
Après avoir joué du piano, d'ailleurs mal, dans le palais d'hiver en flamme
Avec la dernière bande de noctambules et d'hystériques.

Tu seras l'ancienne maîtresse du chef d'un parti latino-bulgare
Le jour où il aura eu été tué, tu auras eu été en vacances à Ibiza
Puis tu auras été hôtesse à la grande poste de Tarbes
et petite amie du ministre des cultes Arabas.

D'une effrayante mauvaise foi, il va sans dire, tu seras
Mais si fragile.
Personne ne m'a jamais aimée sera ta devise, on y croira
Tu auras sur ton visage des petits matins d'effets d'effroi
Comme des villes
Et dans ta tête des déserts immenses où la mélancolie fera
des îles

Moi avec mes silences longs comme des quais de gares
Parcourus de mots cinglants et doux comme les grand express
On me supposera je ne sais quel talent rare
On attendra que parle l'oracle
Et lui attendra que la rumeur cesse

Ne reculant jamais, devant ces gros portefeuilles
Avec leur air de matins calmes
Tu te lanceras dans la dernière étape de ton tour de l'avenir
Un vrai mariage avec un énarque surdoué très plat très bête
et très brave
que tu tromperas avec de jeunes pédés hâbleur
et des vieux de l'académie

Tu réapparaîtras de loin en loin, en exigeant que je m'explique
Tu fourniras des arguments comme: "Prouves-moi que tu m'aimes pas"
Nous nous ferons alors subir les avant-derniers outrages, pathétiques
Nous réservant toujours un petit dernier pour la prochaine fois

Je sévirais car il faudra aussi que je sévisse
Je te sous-louerais aux enchères publiques et tu aimeras ça
En avant pour les scénarios, les contre-plongées, les obscénités mystiques
Et nous nous enfermerons comme chaque fois dans nos beaux draps

Tordue, tordue comme tu es
Un jour qu'on se donnait des gages
Et que je t'ordonnais de te montrer nue à l'opéra
Tu as plus subtilement exigé de moi, que je m'engage
à écrire une chanson pour que les gens voient
comme je suis, et n'y croient pas.

Saturday, May 25, 2013

Monique Morelli - Aragon - On Fait l'Homme


Translated to English here.

On se croit libre alors qu'on imite On fait l'homme
On veut dans cette énorme et plate singerie
Lire on ne sait trop quelle aventure à la gomme
Quand bêtement tous les chemins mènent à Rome
Quand chacun de nos pas est par avance écrit

Regardez ces jeunes gens avec ce qu'ils traînent
la superstition qui s'attache à leurs pas
comme une branche morte et comme à la carène
d'un bateau démâté le chant de la sirène
contre quoi rien ne sert boussole ni compas

Regardez ces jeunes gens Qu'est-ce qui les pousse
Comme ça vers les bancs de sable les bas-fonds
Ils n'avaient après tout de neuf que la frimousse
Eux qui faisaient tantôt les farauds ils vont tous
Où les songes d'enfance à la fin se défont

Bon Dieu regardez-vous petits dans les miroirs
Vous avez le cheveu désordre et l'oeil perdu
Vous êtes prêts à tout obéir tuer croire
Des comme vous le siècle en a plein ses tiroirs
On vous solde à la pelle et c'est fort bien vendu

Vous êtes de la chair à tout faire Une sorte
De matériel courant de brique bon marché
Avec vous pas besoin d'y aller de main morte
Vous êtes ce manger que les corbeaux emportent
Et vos rêves les loups n'en font qu'une bouchée

Friday, May 24, 2013

Sade - Is It A Crime


This may come, this may come as some surprise
But I miss you
I could see through all of your lies
But still I miss you.

He takes her love, but it doesn't feel like mine
He takes her kiss, her kisses are not wine, they are not mine.
He takes but surely she can't give what I'm feeling now.
She takes but surely she doesn't know how.

Is it a crime, Is it a crime?
That I still want you
And I want you to want me too.

My love is wider , wider than victoria lake
My love is taller, taller than the empire state
It dives and it jumps and it ripples like the deepest ocean.
I can't give you more than that, surely you want me back.

Is it a crime, Is it a crime?
That I still want you
And I want you to want me too.

My love is wider , wider than victoria lake
My love is taller, taller than the empire state
It dives and it jumps
I can't give you more than that, surely you want me back.

Is it a crime, Is it a crime?
That I still want you
And I want you to want me too.

It dives and it jumps and it ripples like the deepest ocean.
I can't give you more than that, surely you want it back.

Tell me, is it a crime?

Friday, May 17, 2013

Jacques Abeille - Les Jardins Statuaires


Difficile de juger ce livre. Jacques Abeille utilise la langue française avec beaucoup de soin, son vocabulaire est riche. Mais les vingt premières pages sont une catastrophe. Remplies de répétitions, de descriptions verbeuses qu'on tente d'imposer au lecteur en faisant passer ça pour de la majesté. Les "comme si" et "parce que" pleuvent. Un calvaire. Heureusement passé ce cap, le livre devient plus lisible mais jamais il ne décolle dans le comte. On a plus une écriture qui se rapproche du style épistolaire et qui peut être parfois indigeste.
Malgré celà on est vraiment face à un monde régit par d'autres règles et on se promène dans ces contrées avec un regard curieux. Le scénario ne décolle jamais vraiment, on ne croise que des incidents qui s'ils ont un impact important sur le monde du livre n'en ont pas vraiment sur le lecteur. On est loin d'un Mervyn Peake qui faisait du château d'Enfer un vrai théâtre de marionnettes avec des personnages hauts en couleur. Ici tout est couleur de pierre mais après tout celà convient à un récit de voyage qui cherche son but et tombe en ruine. Les derniers mots sont brillants et permettent au livre de persister.

Monday, May 13, 2013

The Alan Parsons Project - Fall of the House Usher - Pavane



The whole of Tales of Mystery and Imagination is fantastic. Had to pick one and that instrumental probably made me travel more than I ever really did.

Tuesday, April 30, 2013

Natalie Merchant - Sally Ann


A woman of beauty
A woman of pain
In France or Jakarta
Her shadow's the same

You go home with Sally Ann
You go home with Sally Ann
You go home

A woman of kindness
With bracelets of jade
In China, in Japan
Choices are made

You go home with Sally Ann
You go home with Sally Ann
You go home

A woman of chances
With no family or friends
In Argentina
She knows only men

You go home with Sally Ann
You go home with Sally Ann
You go home
A woman of color
With debts to be paid
In Trenton or Detroit
She lives by the blade

You go home with Sally Ann
You go home with Sally Ann
You go home

Tuesday, April 23, 2013

Steven Erikson - Reaper's Gale



Erikson is getting better at his craft. There isn't as many slow moments in this volume, the characters have a more specific personnality (which is partially tied to us dealing with recurring characters this time around) many stories reach an end (not all thankfully). And the author is trying to give a picture of men and their society which chime's true (despite being quite obvious and not very indepth, it's a good change). Some stories are boring others are epic, the book jumps from one leg to another but is clearly one of the good book of the serie nonetheless.
(mild spoiler) It was not easy after the former book to jump to another continent with different stakes, Erikson managed it. Some of his characters were nicely constructed and quite fun (if still a bit shallow, characters do not evolve in Erikson's stories) mostly thinking about Tehol Bedict.
Erikson stays on the top list of current fantasy authors but he still lack the capacity to make his characters humans (unlike R. Scott Bakker) but it's something that can happen when gods walk among men.

Jack Vance - Les Chroniques de Cadwal: Bonne vieille terre ( Tome 2)


Une certaine déception par rapport à ce second tôme. Tout d'abord l'auteur à choisit pour son passage sur terre de changer de "héro" et l'on doit dire que le tout devient alors soporifique. Mais même lorsqu'on revient au héro principal l'intrigue reste simpliste, cousue de fil blanc et somme tout décevante. J'ai toujours vanté l'imagination et l'esprit d'aventure des livres de Jack Vance, ce second volume échappe à cette règle, plus de nouvelles planètes, plus de nouvelles coutumes, juste une revisite des premières. Ma première grosse déception dans l'univers de Vance malgré mon enthousiasme pour le premier tôme.

Pierre Magnan - Le Tombeau d'Hélios


Une histoire faites d'ingrédients simples et qui sent bon l'esprit un peu fermé de la provence. Les secrets et les envies matinées de plaisirs cachés. Sans grande surprise, le roman a un ton qui donne envie de profiter des étapes de l'enquête. Mais celle-ci n'est pas vraiment passionante elle se déroule de manière inéluctible. Pas mon Magnan préféré mais un livre agréable à lire qui fait voyager.