Thursday, March 8, 2012

John le Carré - Un amant naïf et sentimental

Un autre livre semi auto biographique de le Carré, en tout cas baigné de son enfance/passé. L'auteur semble se distiller entre les protagonistes principaux. Ce n'est pas un roman d'amour, pas un roman d'espionnage du tout mais un roman sur un homme riche qui vit une vie de mensonge, de peur de ne pas être accepté tel quel ou que la vérité ne soit pas assez "passionnée" ce qu'elle n'est pas.
Il vit donc une nuit de folie avec un auteur torturé, un peu fou, excentrique et qui crache sur la société, le succès et les hommes comme lui tout en voulant en être un et la femme de celui-ci, beauté spectrale, amante et mère de substitution de l'artiste qui oscille entre violence des mots et des gestes et désespoir.
Il tend à douter de l'existence de cette nuit alors que le temps passe mais ne cherche qu'une chose revivre cela, boire la vérité sur la vie qui sort des lèvres de l'auteur, apprendre la vie en somme. Alors que l'auteur cherche autant à tester l'intelligence de la normalité qu'à y entrer tout en sachant qu'il ne pourrait jamais. Bref des personnages torturés qui font l'intérêt du roman mais l'histoire en elle même ne l'est pas, elle est un peu surfaite, simpliste et prévisible. Car l'homme trouve ce qu'il cherche et ce n'est pas ce dont il a besoin.

Thursday, January 26, 2012

John le Carré - Un traître à notre goût

Un livre très intéressant que nous pose John Le Carré, avec une première partie vraiment accrocheuse qui reprends la vie d'un couple normal (bien que...) qui raconte des événements lors d'un interrogatoire. Non seulement cela rend les personnages humains tout en introduisant une certaine dose de suspens.
La seconde partie est moins réussie, plus convenue mais il est quand même intéressant d'avoir cette fenêtre ouverte sur le monde de la finance (beaucoup de choses dont on se doute déjà).
Je dirais quand même que les personnages principaux manquent un peu de stature, de profondeur. Un peu trop propret, riche, beau et intelligents pour faire vrai, pas assez torturés. Les personnages de Luke et de Dima sont beaucoup plus riches mais en retrait. Cela reste quand même l'un des bons livres de la veine récente de le Carré (Mission Song ne m'avait pas du tout convaincu).

Friday, January 6, 2012

Jacques Bertin - A celle que je ne verrai plus


Paroles non officielles
Translated to English here.

Et de très loin, je vous souhaite
une maison sans rideau
Un angélus de dentelles
A la robe de vos amours

La rivière comme une traîne
Comme dans ses jardins la Seine
Et restez comme vous étiez

Puis, les genêts couchés du soleil
Où dévalent des routes bleues
Et sur vos yeux cette chaleur

Je vous offre ceci qu'importe
si je ne vous revoie jamais
Pensez à moi dans chaque chose

Un ami pour la rime riche
dans le feu d'herbe de l'été
Un enfant pour la rime ouverte
et restez comme vous étiez

Votre amour dans ses bras vous prenne
Et votre vie il la retienne
comme au vent un chapeau de papier

Et moi dans mes amours je vous emporte
Comme une photo qu'on regarde
Quand on est seul dans les cafés

Rappelez vous, je me rappelle
Quand vous étiez sous le toit d'ombre
La rue ouverte de l'été

Sunday, January 1, 2012

Notis Sfakianakis - Matia pou klene


ugly video but well...
Μάτια που κλαίνε

Το δικό μας τέλος ένα μαύρο βέλος
που θα μας καρφώσει και θα μας λυτρώσει
μη με κοροϊδέψεις δε θα το πιστέψεις
θα φύγω θα ξεφύγω
Τέρμα τώρα πλέον ψέματα επιπλέον
δεν θα μετανιώσω θα επιβιώσω
θα σου το δηλώσω τί κι αν σε πληγώσω
θα φύγω θα ξεφύγω

Μάτια που κλαίνε αλήθεια λένε
γι΄αυτό κι εγώ σου ρίχνω μια ματιά
Μάτια που κλαίνε αλήθεια λένε
γι΄αυτό κι εγώ σου λέω γεια χαρά

Εγινε η αλήθεια μαζί σου μια συνήθεια
ήταν οι στιγμές μας άδειες διαδρομές μας
μη με κοροϊδέψεις δε θα το πιστέψεις
θα φύγω θα ξεφύγω
Η αυλαία κλείνει μόνη έχεις μείνει
θέατρο να παίζεις με κενές τις θέσεις
θα σου το δηλώσω τί κι αν σε πληγώσω
θα φύγω θα ξεφύγω

Μάτια που κλαίνε αλήθεια λένε
γι΄αυτό κι εγώ σου ρίχνω μια ματιά
Μάτια που κλαίνε αλήθεια λένε
γι΄αυτό κι εγώ σου λέω γεια χαρά

Thursday, December 29, 2011

Jacques Bertin - La Lampe du Tableau de Bord


LA LAMPE DU TABLEAU DE BORD par SERGIOF42
Translated to English here.

La Lampe du Tableau de bord c'est mon étoile du nord je vais très loin
auprès de moi, tu dors ou je suis seul ou tu me parles mais si loin
Je ne sais plus que les Gauloises avec les allumettes et le silence
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit, ma peur
Toutes les filles que j'aimais, tous les amis perdus, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Je fonce dans le noir avec de loin en loin l'appel des phares, les amis.
Mon amour la nuit glisse, il n'y a plus personne sur la route que la pluie.
J'ai oublié la carte, je ne sais jamais les règles du jeu mais qu'importe?
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons.
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit ma peur.
Le pleur des veuves immobiles au coin de leur maison, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Une folle accouru vers moi les bras très blancs, le visage de chien.
Et j'ai vu de grands désespoirs d'enfants qui venaient boire dans mes mains.
Les femmes traquées dans les alcoves se taisent et s'inquiètent.
Je ne sais pas où je t'emmène où nous arriverons.
Je ne sais pas, j'ai avec moi toute ma nuit ma peur.
Dans les phares, j'ai cloué l'appel d'un christ inconnu, la route est longue.
Mon amour. Mon amour. Il est toujours très tard et c'est toujours la nuit qui tombe.

Un matin, nous arriverons, réveilles toi, dans un café glacé, un village désert
Il y'a des sanglots, des rêves sur les prés abandonnés, la vie des gens.
Des enfants qui vont à l'école et l'écharpe nouée des amitiées qui s'envolent.
Je ne sais pas si c'est le jour ou le ciel ou la vie.
Je ne sais pas, il fait grand clair et je m'en vais dormir.
Il ne me reste rien que mon amour tout fatigué tout triste.
Et quelque chose mais si peu un lièvre roux qui courait dans les phares.

Agent Double/ The Breach

Je suis assez perplexe après la vision de ce film (certes pas tout récent). Déjà le sujet du film en lui même me pose problème, un film sur la découverte d'un gars du FBI qui tuyaute les russes depuis des années. Un jeu arriviste va le faire tomber. Aucun suspens vu qu'on connait la fin dès les premières minutes. Aucune technique je dirais non plus vu que le travail musical et de caméra est assez mauvais (pas au point de "Contagion" qui est une catastrophe).
Pire le sujet en lui même est dérangeant, est-ce une accusation? de qui? de l'Amérique pour s'être focaliser sur un espion interne qui a somme toute fait des dégâts limités et ne servait plus à grand chose après la chute du communisme plutôt que sur des terroristes? De l'espion en lui même? Certes des hommes sont morts à cause de lui, certes il a couté des sous mais en même temps le film laisse clairement entendre qu'il avait raison et que c'est l'immobilisme et l'incompétence de ses supérieurs qui l'ont mené à cette extrémité (mais comme le film le dit "la raison importe peu"). Mais quel était l'intérêt du film d'en faire un pervers sexuel et un bigot? réalité des faits? (ah bon?) et puis pervers reste un bien grand mot dans son cas, dérangé probablement. Enfin bref le film danse sur un pieds puis sur l'autre, peut-être le jeune acteur est-il trop mauvais pour faire un héro crédible mais au final on a l'impression d'assister à une erreur. Erreur d'avoir fait ce film, erreur de bureaucratie et on se demande pourquoi un type pareil va croupir toute sa vie en prison.

Tom Clancy - Les Dents du Tigre

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Clancy n'est pas un auteur de génie mais il est agréable à lire, il s'arrange pour que son monde fictif ressemble au nôtre à grand coups de noms de marques connues et d'événements crédibles. Ses personnages sont tous des clichés, des archétypes sans vie. Héros ou vilains. Certes il y a suffisamment de géopolitique pour rajouter un peu de crédibilité, certes il y a un peu de vrai dans tout ça. Mais voilà nous n'avons pas ici la tension et l'action que l'on peut retrouver dans d'autres de ses livres, nous avons au final un bouquin patriotique qui manque un peu le coche. Bouquin de gare quoi, grand public, matériel de film pas trop complexe. Dormez bien bonnes gens.